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Vers un nouveau paradigme. Privilégier l’usage du surf lorsque la boussole indique le sud

  • 15 septembre 2022 (5 minutes)

2022 n’est pas une bonne année, à l’instar du marché baissier historique sur les obligations. A l’avenir, nous risquons de connaître plus d’inflation et moins de croissance. Dans cet article, nous revenons sur quelques-uns des points qui ont marqué l’année en mettant en perspective les éléments à prendre en compte pour les prochains mois.

Le début des ennuis. Le conflit Russo-Ukrainien est à l’origine de nombreux tumultes en 2022, alors que les marchés européens atteignaient des sommets tout en ignorant les signaux d’alerte, la guerre en Ukraine a déclenché un recul brutal des bourses dans le monde, accentuant davantage le crack des valeurs technologiques. Même si la Russie est un nain au niveau économique, l’Europe – soit 450 millions d’habitants – utilise le gaz russe pour se chauffer, notamment.

Inflation. L’inflation est au plus haut depuis les années 50 en Allemagne et depuis les années 80 aux Etats-Unis1 . La grande majorité des économistes avait sous-estimé les niveaux d’inflation historiques que nous connaissons aujourd’hui, après des années d’inflation proche de zéro. Plusieurs facteurs conjoncturels sont à l’origine de l’inflation, tels que l’excès de demande due à une politique fiscale forte et politique monétaire très accommodante, des problèmes d’offre liés aux contraintes sur les chaînes de production (logistique, semi-conducteurs, etc.), un taux de participation sur le marché du travail et un choc énergétique dû à la guerre en Ukraine. Mais l’inflation est également due à des facteurs structurels tels que la transition énergétique, l’excès de demande de matières premières ou encore le vieillissement de la population. Résultat ? Le revenu disponible réel des ménages s’effondre.

La fin de l’argent magique. On l’avait vu venir, oui, ça fait longtemps qu’on nous en parle. Après plus de 10 ans de taux bas, les banques centrales ont commencé à normaliser leurs politiques monétaires et à réduire la taille de leur bilan (même si la BCE se refuse à parler de « Tapering »), afin de lutter contre ces niveaux records d’inflation via une réduction de la demande grâce à un durcissement des conditions financières. Les remontées de taux de la FED, de la BCE et de la quasi-totalité des banques centrales ont été plutôt mal accueillies par les marchés. Aux Etats-Unis, on s’attend à ce que ce cycle de remontée des taux soit le plus violent (la hausse de taux directeurs la plus importante sur un an) depuis l’ère Volcker au début des années 80, et le deuxième plus important depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Conclusion ? Les banques centrales vont devoir passer par la case récession pour ramener l’inflation dans les bornes.

La récession : un mal pour un bien. La croissance décélère déjà fortement aux Etats-Unis, sous l’effet de la baisse du revenu disponible réel des ménages, des contraintes sur les chaînes logistiques, de la réduction forte du stimulus fiscal et du durcissement des conditions financières, de même qu’en Europe ou la situation n’est guère engageante à première vue. Les banques centrales vont devoir continuer de normaliser leur politique monétaire de manière à refroidir notablement le marché du travail et donc la croissance des salaires, ce qui ne pourra vraisemblablement se faire qu’en passant par la case récession. En Europe s’ajoute la crise énergétique qui rend le travail de la BCE encore plus difficile, puisqu’il s’agit de faire baisser une inflation qui est liée à un choc externe. Cela devrait permettre à l’inflation de décroître progressivement, au dépend de la croissance.

Profits. Nous nous attendions à un ralentissement de l’activité après une année 2021 de tous les records. Aussi, la sphère financière reflétait-elle fidèlement la sphère économique ? Les résultats affichés par les entreprises en 2021 ont été excellents, toujours avec des taux proches de zéro, et ont continué à très bien résister depuis le début de l’année grâce au pouvoir de fixation des prix des entreprises. Mais ça ne va pas durer. Les marges records des entreprises ne vont très probablement pas tenir du fait de la baisse de la demande

Taiwan, faut-il s’inquiéter ? Les tensions géopolitiques entre la Chine et les Etats-Unis autour de Taïwan ne sont pas à sous-estimer. L’Empire du milieu pourrait être tenté d’envahir Taïwan dans les prochains années. Or, sans Taïwan, une part importante des usines du monde s'arrêteraient de tourner en quelques semaines. En effet, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) fabrique 65% des semi-conducteurs dans le monde2 . A court terme, le risque est bien réel. A plus long terme, l'Union européenne prévoit un vaste plan d'investissement de 42 milliards d'euros3 dans le secteur en vue de réduire sa dépendance aux semi-conducteurs manufacturés en Asie, ce qui pourrait constituer des opportunités d’investissement en Europe.

Notre allocation à la rentrée

Après avoir vendu le marché dans sa phase haussière de juillet/août, nous avons ainsi pu limiter l’impact de la correction de la seconde moitié du mois d’août et abordons la rentrée avec une prudence accrue en sous-pondérant les actions à un niveau historiquement bas dans nos portefeuilles. Nous restons toutefois vigilants aux différents signaux de marché – les mouvements, les valorisations, le sentiment et les facteurs techniques – afin de nous repositionner sur les actifs risqués lorsque nous jugerons le moment opportun. Sur les taux, notre position est neutre et non directionnelle.

Vers un nouveau paradigme

La fin des taux durablement bas marque la fin d’une époque qui s’est révélée favorable aux marchés actions. Concrètement, nous ne pouvons plus compter aujourd’hui sur la stabilité d’une économie sans inflation, dominée par des banques centrales hyper accommodantes et l’absence de rendements sur les actifs obligataires. Nous arrivons à la fin d’une époque… et au début d’une nouvelle ère.

Nous devons donc évoluer dans des marchés plus volatils et, pour ce faire, renforcer nos stratégies de diversification afin de chercher à préserver le capital de nos clients dans des phases de re-corrélation des actifs, comme celle que nous observons depuis le début de l’année.

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