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Investment Institute
Développement durable

Changement climatique : le lien entre net zéro et hausse des températures mondiales

  • 19 septembre 2022 (5 minutes)

  • La hausse des émissions de gaz à effet de serre, principale cause du réchauffement climatique, est le résultat des activités humaines
  • La neutralité carbone, ou « net zéro », ne pourra être atteinte que lorsque la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère cessera d’augmenter
  • Selon la voie adoptée pour parvenir à l’objectif de zéro émission nette, la température finale de la planète pourrait dépasser de 3 °C les niveaux de la période préindustrielle

Les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), organisme des Nations Unies chargé d’évaluer les connaissances scientifiques liées au changement climatique, peuvent être complexes, mais fournissent des analyses pointues. Dans son rapport Changement climatique 2021 : les éléments scientifiques, le GIEC souligne très clairement la cause principale du réchauffement climatique, affirmant que la responsabilité de l’homme dans le réchauffement de l’atmosphère, des océans et des continents est sans équivoque. Il évoque également l’existence d’une relation quasi linéaire entre les émissions anthropiques cumulées de CO2 et le réchauffement climatique qu’elles provoquent.1 En d’autres termes, le changement climatique résulte de l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Les activités humaines sont à l’origine de cette augmentation et sont par conséquent responsables de la hausse des températures mondiales.

Le changement climatique est désormais considéré comme la principale menace pour la planète ; les phénomènes météorologiques extrêmes observés ces dernières années montrent à quel point il est nécessaire d’agir de toute urgence. Les Nations Unies signalent que « pour éviter les pires impacts du changement climatique et préserver une planète vivable, l’augmentation de la température mondiale doit être limitée à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. Actuellement, la Terre est déjà environ 1,1 °C plus chaude qu’elle ne l’était à la fin des années 1800, et les émissions continuent d’augmenter. »2

Ainsi, pour mettre fin au réchauffement climatique et limiter la hausse des températures, nous devons, en tant que civilisation humaine, arrêter d’émettre du dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz nocifs dans l’atmosphère. Dans la lutte contre le changement climatique, le terme « net zéro » et le fait de limiter l’augmentation de la température mondiale, deux sujets liés mais distincts alimentent souvent les discussions. Nous analysons ici ces deux notions.

La route vers la neutralité carbone

Dans le langage du GIEC, le net zéro est la situation dans laquelle les émissions anthropiques (dues aux activités humaines) sont compensées par les éliminations anthropiques. Cela s’applique à toutes les émissions, le CO2 en étant la source principale, mais d’autres gaz tels que le méthane sont également compris.3

Pour faire simple, cela signifie qu’il n’y a pas d’émissions nettes de GES dans l’atmosphère et que leur concentration n’augmente plus. Ce phénomène est illustré par la ligne jaune du graphique 1. L’absence d’émissions nettes de GES arrêtera également la hausse des températures, avec un décalage, toutefois.

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(Source: World Resource Institute, AXA IM)

Concrètement, cela signifie que nous devons réduire de manière radicale notre utilisation des combustibles fossiles, transformer nos processus industriels et colmater les fuites de GES dans les infrastructures.

Le « net » de « net zéro » signifie que des GES sont toujours émis (en vert sur le graphique 1), mais qu’ils sont compensés par des puits de carbone (en rose sur le graphique 1), qui sont principalement des solutions naturelles (davantage de forêts pour absorber le carbone) ou des technologies permettant d’extraire le carbone de l’atmosphère, telles que le captage du carbone.

L’objectif « zéro brut » signifie que les émissions absolues issues des activités humaines sont réduites à zéro. Alors que le net zéro représente déjà un immense défi, atteindre le zéro brut est quasi impossible. On notera qu’il est possible de parvenir à la neutralité carbone à tout moment, lorsque les émissions cumulées cesseront d’augmenter. La hausse des températures mondiales dépend essentiellement de la voie adoptée pour atteindre le net zéro.

En résumé, le net zéro est l’objectif à poursuivre si nous voulons réussir à limiter l’impact négatif de l’humanité sur le monde.

Contrôle des températures

D’après le GIEC, l’augmentation moyenne des températures entre 1850 et 2019 est estimée à 1,07 °C.4 Fait significatif, le GIEC rapporte que la température à la surface du globe continuera d’augmenter au moins jusqu’au milieu du siècle, car le système climatique de la Terre est soumis à une forte latence entre les émissions produites et leur impact ultime sur la température mondiale. Nos émissions passées sont déjà responsables d’une augmentation des températures pour les 20 à 30 prochaines années. Pendant la période à moyen terme, établie entre 2041 et 2060, tous les scénarios du GIEC prévoient un réchauffement à au moins 1,6 °C au-dessus du niveau préindustriel, et souvent au-delà de 2 °C.

L’Accord de Paris de 2015, adopté à l’issue de la COP21, vise à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et à poursuivre l’action menée pour limiter cette élévation à 1,5 °C, soit moins que les 1,6 °C envisagés dans le meilleur des cas à moyen terme par le GIEC.5 Il s’agit aujourd’hui de la référence la plus courante pour les nombreuses initiatives climatiques en vigueur, telles que la Net Zero Asset Management Initiative (NZAMI) ou le Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ).

Les températures sont le résultat des concentrations de GES. Pour atteindre l’objectif souhaité par l’Accord de Paris, ou tout autre objectif, les émissions nettes doivent être réduites de 100 % avant une certaine date. La date butoir n’est pas figée et dépend de la vitesse à laquelle les émissions sont réduites.

Plus la température visée est basse, plus les émissions doivent être réduites rapidement. Le graphique 2 illustre les trajectoires des températures basées sur différents scénarii et montre clairement le lien entre hausse des émissions de GES cumulées et élévation des températures.

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(Source: World Resource Institute, Climate Action Tracker, AXA IM)

Dans son dernier rapport publié en avril 2022, Changement climatique 2022 : atténuation du changement climatique, le GIEC indique que pour limiter le réchauffement à 2 °C, les émissions doivent être réduites de 27 % d’ici 2030 et de 63 % d’ici 2050, par rapport à 2019. Pour le limiter à 1,5 °C, les émissions doivent être réduites respectivement de 43 % et 84 %.6

Pour conclure, les trajectoires des températures sont les différentes voies que nous pouvons emprunter pour atteindre le net zéro. Mener à bien ce projet constituera une belle réussite, mais ne doit pas être tenu pour acquis. Le chemin parcouru dépendra des décisions prises aujourd’hui. La route s’annonce sinueuse, quelle qu’elle soit, et plus l’objectif de réduction sera élevé, plus le parcours sera difficile.

Mais une chose est sûre, nous devons réduire considérablement les GES dans l’atmosphère, en abandonnant les combustibles fossiles au profit d’alternatives renouvelables plus écologiques. Si nous n’y parvenons pas, nous risquons de mettre en péril l’économie mondiale et de compromettre l’avenir de la société et de la planète.

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